Des podcasts audio en mp3 aux skypecasts vidéo en HD …

Le 14 février 2010

Back in 2005-07, j’enregistrais mes conversations voice-over-ip pour en faire des podcasts en .mp3. J’ai ainsi pu publié des discussions avec l’avocat du premier bloggeur belge poursuivi pour diffamation, la secrétaire générale de Copiepresse (l’association des journaux belges qui a attaqué Google en justice), le patron de JBoss (Marc Fleury) lors de son rachat [...]


Back in 2005-07, j’enregistrais mes conversations voice-over-ip pour en faire des podcasts en .mp3. J’ai ainsi pu publié des discussions avec l’avocat du premier bloggeur belge poursuivi pour diffamation, la secrétaire générale de Copiepresse (l’association des journaux belges qui a attaqué Google en justice), le patron de JBoss (Marc Fleury) lors de son rachat par RedHat, le directeur du département multimedia du groupe IPM, celui du festival de musique Esperanzah, John-Paul Lepers, Rafi Haladjian, etc. Au total, j’ai dû en réaliser une bonne cinquantaine, en freestyle, généralement entre 2 et 4 heures du mat’ au fin fond de ma cave :-)

Mais depuis le début de mes expériences webesques, réussir à enregistrer une conversation en vidéo était le challenge n°1 écrit en gras, police 96, tout tout en haut de ma to-do list.

Plusieurs obstacles m’en avaient jusqu’ici empêché, avec en tête de liste le gros problème lié à la captation de deux flux vidéo + deux flux audio distincs en entrée et en sortie. Acheter un vrai ordinateur a été une premier pas dans la bonne direction :-) Les autres soucis étaient quant à eux liés à l’esthétique et la manière de raconter les choses. Le but n’était en effet pas de “faire de la télé”, ça n’aurait d’ailleurs eu aucun sens. Il fallait toutefois trouver une nouvelle façon de mettre en scène le visuel. Quel intérêt en effet de montrer uniquement sa tête à l’écran pendant 10 minutes ? Comment mettre en valeur le web et ce qui s’y passe ? Comment mixer le tout pour en faire un “produit” journalistique qualitatif, reproductible et sustainable ?

J’ai donc testé à plusieurs reprises de montrer mon écran (via iShowU) tout en rajoutant ma tronche. Mwouais. Intéressant mais pas suffisamment flexible ni customiszable. Et puis d’un coup, les choses se sont accélérées. Grâce à David Hachez, j’ai découvert le soft Screenflow (99$) qui m’a permis de produire une première interview à distance digne de ce nom. J’ai affiné le proces lors d’une discussion avec Xavier Damman pour finalement trouver les bons réglages avec ces 26 minutes d’interview du ministre Vincent Van Quickenborne (cfr. ci-dessous)

S’il est encore perfectible, ce dispositif me semble tout de même particulièrement intéressant. Non seulement il fait met en valeur les individus qui y participent (leurs propos sont “augmentés” de leurs mimiques faciales, ce qui est un vrai plus pour une bonne compréhension du fond) mais aussi parce que techniquement, il permet de “montrer” le web et d’ajouter des couches d’informations très facilement grâce à un tout petit peu de pré- et de post production basique (sélectionner les bons onglets, points in-out, une ou deux transition, encodage HD vers le format iPhone, etc …)

Et surtout, le plus important à mes yeux, c’est qu’il est à la portée de n’importe quel journaliste (ou pas) , équipé d’un laptop, d’une webcam et d’une connexion pas trop pourrie …

Next step: continuer à trouver de bons sujets à creuser, les bonnes personnes avec qui discuter et, cerise sur le gâteau, les bons outils de streaming pour pouvoir grimper en direct et permettre aux audiences connectées de participer à la construction de la valeur ajoutée… on n’a pas fini de rigoler :-)

Billet publié à l’origine sur Blogging The News

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